Miss Lapinou

le temps d'une nuit

le 04/08/2008 à 00h04

Le temps d’une nuit,


Donne moi tout ce que tu n’as jamais donné à une femme, ton corps ton âme et ton cœur.


Demain je ne serais rien de plus qu’un souvenir vague dans ta mémoire,


Alors laisse toi aller,


Laisse le désir te consumer le temps d’une nuit.


Une nuit pour découvrir le plaisir et l’amour.


Il suffit d’une nuit,


D’une nuit pour aimer,


Pour aimer passionnément et sans limite.


Il te suffit d’une nuit pour devenir fou d’amour.


Fou d’amour au point d’en perdre la raison.


Une nuit n’engage à rien.


C’est pour ça que demain tu rentreras tranquillement chez toi,


Et que moi je continuerais à me consumer d’amour pour toi.


Un jour je te croiserais au coin d’une rue,


Tu seras accompagné, d’une femme pour qui tu te consume d’amour


Et qui ne voit en toi qu’une simple occasion à ne pas rater.


Mon cœur se brisera,


Quelques heures plus tard il s’arrêtera de battre.


A quoi sert d’aimer si c’est pour en mourir ?


La réponse est simple.


Mourir d’amour est la plus belle mort que l’on puisse avoir.


C’est une preuve de générosité,


Car on se sera donné à quelqu’un sans rien attendre en retour.


C’est un acte de courage,


Car malgré la peur de se retrouver tout seul on a quand même essayé.



 




 


 


L’HISTOIRE D’UNE ADO EN DETRESSE


 


 


 


                                                           Un roman de Fanny Kondorosi


 


Chapitre 1. Un jour comme les autres... Ou peut être pas ?


 


 


Lorsque je me suis levée ce matin, j’ai regardé par la fenêtre de ma chambre. Rien n’avait changé. Mr.Cory, notre voisin d’en face, hurlait contre les jumeaux Howard, parce qu’ils lui volaient des pommes par-dessus sa clôture verte, Mr.McCliff faisait son jogging matinal, et maman luttait pour faire sortir Jeff de la salle de bain, qu’il occupait depuis plus d’une heure. En somme, tout était parfaitement normale, sauf peut être moi. Depuis la seconde où j’ai ouvert les yeux, j’ai ressenti au fond de moi un vide, comme-ci on m’avait arraché un bout de mon être. A ce moment là je ne savais pas que cette étrange impression serait annonciatrice d’un malheur qui causerait ma chute vertigineuse dans les bas fonds de la vie.


 


    J’ignorais pourquoi, mais les vêtements que j’avais sorti ce matin là de ma penderie étaient tous noirs, alors que je déteste cette couleur. Est-ce que ça a quelque chose à voir avec ce vide dont je vous ai parlé tout à l’heure ? Peut être.


 


    J’entends le téléphone sonner, mais je n’y prête pas plus d’attention que ça. C’est probablement mon père, qui comme d’habitude, a oublié un dossier sur la table de la salle à manger avant d’aller au bureau, et qui demande à ma mère de le lui déposer lorsqu’elle ira à la boutique. Mon père, Stewart, travail pour un agent immobilier et ma mère, Cathy, possède une boutique d’art déco dans le centre ville.


Je pris tranquillement ma douche, une fois que mon frère a bien voulu sortir de la salle de bain. Et après il ose me reprocher de mettre des heures à me préparer.


Au moment où j’arrivais dans la cuisine, ma mère venait juste de raccroche le téléphone. Son visage était pâle et triste. Elle me regardait les yeux remplis de larmes et me dit : « Cassandra chérie, c’était la maman de Sam. Sam... elle... elle a eu un accident. En venant te chercher ce matin une voiture la heurté juste devant chez elle. Elle est morte sur le coup. Oh ! Ma puce je suis tellement désolée. Je sais combien tu l’aimais. ».


 


    Il est 7h45. Je m’appelle Cassandra Andrews et ma meilleure amie, Samantha Beckett vient de mourir.


 


    J’étais tellement sous le choc que je n’ai rien trouvé de mieux à dire à ma mère que : « Mais va te faire foutre maman ! Tu ne sais rien de ce qu’elle représentait pour moi ! ». Et je rejoignis ma chambre dans un flot de larmes. Ma mère préféra ne pas me suivre, et attendit que je me calme seule avant de me rejoindre. Sage décision. Je pense que si elle m’avait suivi, je lui aurais balancé ma lampe de chevet à la figure.


Depuis huit ans que je connais... enfin connaissais Sam, ma mère l’a toujours critiquée. Elle n’aimait pas sa façon de s’habiller, elle la trouvait trop provocante, elle n’aimait pas non plus les gens qu’on fréquentait, en particuliers les joueurs de l’équipe de basket. Pour ma mère c’était une bande de grosse brute macho. Mon petit ami, Scott, fait partie de l’équipe, et pourtant elle l’adore. Je crois qu’elle n’a en réalité jamais accepté que sa petite fille fasse les boutiques, aille au ciné ou à la patinoire sans elle. Elle était tout simplement jalouse, et je suis convaincu, qu’au fond d’elle-même, elle est heureuse que Sam soit morte.


Samantha était bien plus pour moi que ma meilleure amie. Elle était la gardienne d’un secret. Un secret qui était le nôtre et qui, avec elle, s’est envolé. Ce qui me fait le plus mal, c’est que c’était mon unique raison de vivre, que cacher ce secret aux yeux du monde pimenter notre petite existence minable, il dessinait si souvent des secrets sur nos lèvres, qu’aujourd’hui, la seule façon que j’ai de continuer à vivre c’est de retrouvé Sam, et notre secret. La seule façon de continuer à vivre c’est de mourir.


 


 


 


 


 


Chapitre 2. Le blanc couleur du deuil


 


 


Ça fait seulement une semaine que Sam... je n’arrive toujours pas à prononcer ce mot qui me pèse tant. Aujourd’hui c’est son enterrement. Contrairement à la plupart des gens, pour moi la couleur du deuil est le blanc. Ce n’est pas dur à comprendre. Quand une femme se marie, d’après moi, si sa robe est en général blanche, c’est pour faire le deuil de sa vie d’avant et normalement de sa virginité. C’est pour ça que je mettrai que du blanc.


Lorsque je suis arrivé dans le salon, mes parents et mon frère mon regardé comme une bête  de cirque. Ils étaient tous les trois habillé en noir. J’arrive pas à y croire, ils font soi disant le deuil, mais le deuil de quoi ? Ma mère détestait Sam, mon père ne lui à jamais adressé la parole, et mon frère ne la connaissait même pas. Je sais pertinemment que Sam n’aurait pas voulu me voir pleurer et porter du noir. Elle avait ce je ne sais quoi qui lui faisait pétiller les yeux en toutes circonstances, elle souriait sans arrêt, alors mettre du noir et pleurer comme une madeleine déshonoré sa mémoire.


Je me pose des tas de question sur ce que sera ma vie sans elle... plus le temps passe, plus le vide s’agrandit et plus je me rend compte que j’étais très dépendante de Sam. Depuis que je l’a connais, je n’ai jamais rien fait sans elle, on sortaient ensembles, on allaient en cours ensemble, on étaient assisse l’une à côté de l’autre... c’est elle qui m’a appris ce qu’était la VRAI vie d’une adolescente. Ma mère me privait tout le temps de sorti, elle me harcelait tout le temps pour savoir où j’étais, avec qui et ce que je faisais. Quand Sam  est arrivé, avec elle j’ai appris à m’assumer et m’affirmer face à ma mère. Je suppose que c’est pour ça qu’elle ne l’aimait pas.


Revenons à l’enterrement. Non mais sérieusement ! Les gens sont égoïstes mais d’une façon ! Ils pleurent des personnes qu’ils n’ont parfois presque pas côtoyer, en plus ils ne pensent même pas à la personne qui est morte. On pleure, on met du noir, on est triste, mais on ne se pose pas la question de savoir si la personne qui est morte n’aurait pas préféré qu’on mette des couleurs qu’on essaye de sourire, et qu’on chante des chansons gays, plutôt que de broyer du noir pendant un moi et ensuite faire comme si de rien n’était. En vérité je n’est aucune envie d’aller à cette enterrement car il est évident que sa ira totalement à l’encontre des désirs de Samantha. Alors voilà ! Tout comme Sam je vais me rebeller contre l’hypocrisie des hommes, et je vais m’habiller en blanc, couleur du deuil et la couleur préférer de ma meilleure amie. La couleur préféré de ma meilleure amie écrasée brutalement par un camion, en venant me cherché chez moi pour aller au lycée.


 


 


 


 


 


Chapitre 3. Des médecins qui favorisent la toxicomanie


 


Cela fait deux mois, qu’elle n’est plus là. Et voyez, je n’arrive même plus à prononcer son nom tellement l’idée me fait souffrir. Pour m’aider, ma mère m’a envoyé chez le psy. Qu’elle bonne idée !!! C’est la chose la plus stupide qu’elle pouvait faire pour m’aider. Au début, tu ne fais que papoter avec un type aux mains moites, qui te regarde fixement pendant une heure sans prononcer un seul mot. En huit séances les seuls mots qu’il a prononcé étaient « je vous écoute mademoiselle »... je croyais qu’un psy était là pour te harceler de question afin que tu lui raconte toute ta vie, et surtout ce qui te fait souffrir pour t’aider à analyser tout ça. Et bien non ! Il est là pour te mâter comme un obsédé devant son magasine porno et te bourrer de médicament.


C’est là qu’a commencé mon calvaire. Il me prescrivait au début un antidépresseur et un calmant à prendre le soir avant de me coucher. Puis je suis passer à deux antidépresseurs et à un calmant matin et soir. Puis à un nouveaux antidépresseurs qui me coupait l’appétit au point au je suis passé de 48 kilos à 43 kilos en une semaine pour un mètre soixante. Chaque semaine je perdait deux à trois kilos, jusqu’à se que je me fasse hospitaliser à 33 kilos. Une fois, à l’hôpital, on me bourrait de mes antidépresseurs et calmant et en plus de médicament pour retrouver l’appétit. En sortant de là, j’étais devenu complètement accro aux médicaments.


Un an après la mort de Sam, mon psy m’a déclaré guéri et on a commencé à faire baiser les doses. Au bout d’une semaine, je n’arrivai quasiment plus à dormir, j’avais des sueurs froides toute la nuit, je devenais anxieuse et agressive. Mes notes ne cessaient de baisser.


Un jour, c’était un lundi, je m’en souviens comme si c’était hier. Je rentré du lycée, avec mon relevé de note catastrophique, ma moyenne n’atteignait même pas 7/20. J’étais en retard pour le dîner parce que j’avais traîné en route. Etant donné la journée que j’avais eu, un 3 en anglais, je m’étais bagarrer avec une pauvre conne et je m’étais fait renvoyé du cour de math, j’étais un peu à cran. Au moment où j’ai passer la porte, j’entend ma mère hurler : « tu peux me dire où t’étais ? T’as vu l’heure ? Ça fait 30 minutes qu’on t’attend pour manger et toi tu n’arrive que maintenant ? Sans même t’excuser ? Ce n’est pas comme ça qu’on t’a élevé. Et comme d’habitude tu vas me dire qu’il faut qu’on te ménage et qu’on te laisse tout passer parce que tu a perdu ta meilleure amie ! Meilleure amie, qui ne t’aura d’ailleurs rien apporté de bien ! ». je suppose que c’était la phrase de trop. Je n’ai même pas mis une seconde pour exploser « mais va te faire foutre maman ! Je passe à peine le pas de la porte et toi tu gueules comme un putois ! T’es mal baisé ou quoi ? Avant que papa ne soit obligé d’aller à Bruxelles du samedi au mardi tu ne gueulais jamais ! Je sais même pas pourquoi je me prend la tête à te parler, tu n’est carriériste égoïste et borné. Si j’étais papa, ça fera longtemps que je serai allé voir ailleurs ! » Sur ce, elle m’a donné la plus grosse claque de ma vie. La seule réaction que j’ai eu, a été de lui balancer mon carnet de note à la figure avant de monter en courant dans ma chambre.


Je suis allé me regarder dans le miroir et j’ai vu la magnifique trace rouge sur ma joue droite. J’étais tellement énervé que je suis allé dans ma salle de bain, j’ouvris mon placard et j’en sorti ma boîte d’antidépresseurs. Ce soir là j’en ai avalé cinq, avant de couper à plusieurs reprises avec une lame de rasoir.


Je suppose que ma mère a attendu la fin du dîner pour regarder mon relevé de note, parce qu’au moment où elle montait en trombe dans ma chambre pour me faire passer un sale moment, j’avais déjà fugué depuis un bon quart d’heure. Au moment où elle réalisa ce qu’il s’était passé, j’errais dans les rues, sans savoir où aller.


Vers trois heure du matin, j’ai croisé un mec de mon lycée devant le cimetière qui me proposa une petite dose d’extasie pour me remonter le morale. Faut croire que ça se voyait que quelque chose n’allait pas chez moi. Comme vous vous en doutez, j’ai accepté son offre. C’était mon premier pas dans la drogue. L’extasie est une petite pilule. Elle possède des motifs comme une feuille de cannabis, une arme ou un cœur, le but étant d’attirer l’attention des gens plongés dans la solitude et l’angoisse. Des gens comme moi. Quelque minute après l’avoir avalé, on ressent un flot de bonheur, de chaleur nous envahir. On oubli nos problèmes et la seule chose à laquelle on pense est de faire la fête. J’ai accompagné Andrew, le mec de mon lycée dans un bar. On a bu quelque verre et je lui ai raconté comment j’en été arrivé là.  Ensuite, il m’a emmené dans un squat où j’ai pu passer la nuit.


Le lendemain, je me suis mise à faire du stop pour partir le plus loin possible de chez moi. Cette nuit là, l’idée que je puisse manquer à mes parents ou à Jeff ne m’à même pas effleurer l’esprit. C’est ainsi que je pris la route vers la drogue, le mensonge, le vol et surtout... la solitude.


 


 


 


 


 


Chapitre 4. Mon arrivé dans la bouche de l’Enfer


 


J’ai passé trois jours sur la route. Pendant ces quelques jours d’autostop, j’ai rencontré des personnes plus étranges les unes que les autres.  


La première personne, qui a bien voulu me prendre, était une jeune femme dépressive qui venait de se faire mettre dehors par son alcolo de petit ami parce qu’il avait toujours refusé d’utiliser des capotes, et que maintenant elle est en enceinte. Je n’ai jamais compris les filles qui acceptaient de ne pas se protéger pour faire plaisir à leur copain en sachant qu’elles ne prenaient pas la pilule. Le pire c’est que cette pauvre fille s’est fait marcher sur les pieds. Elle n’a nulle part où aller, elle n’a pas d’argent et elle s’arrêtera là où le réservoir de sa voiture la lâchera. Je n’ose même pas imaginer la vie qu’aura son bébé. Elle passera sûrement d’un mec alcolo et violent à un autre, elle se droguera et son enfant partira à la DASS. Moi au moins, je ne fais du mal à personne d’autre que moi. Enfin c’est ce que je pensais à ce moment là.


Ensuite, il y a eu la vielle à la Bible. Pendant quatre heure elle n’a pas arrêté de ma bassiner avec ce qui risquait de m’arrivait si je ne suivais pas à la ligne les Saintes Ecritures. Mais pour qui elle se prend celle là ? Elle me juge sans même me connaître, et si Dieu existait, pourquoi aurait-il laissé une jeune fille, qui découvrait seulement la vie de se faire ratatiner par un chauffard ivre ? je respecte les gens qui croient à Dieu, au moins eux croient encore à quelque chose, mais pour moi c’est de la connerie hypocrite.


Et enfin la troisième personne qui a eu la gentillesse de me dépanner, était un jeune homme d’une vingtaine d’année. On a vite sympathisé. Il était en route pour le concert d’un groupe de rock pas très connu. Il avait lâché le lycée à seize ans pour bosser dans le garage de son frère et depuis il profite de la vie à fond. On s’est arrêté à un restaurant au bord de l’autoroute pour manger un morceau. Je crois bien que je n’ai jamais bu autant de bière de ma vie que cette nuit là. Et vous savez quoi ? J’ai adoré ! On s’est fumé quelque joint avant de reprendre la route.


 


En cinq jours, je me suis rendu compte, que ma vie à Chesterland avait été sans le moindre intérêt. J’étais en train de découvrir la vie. La vraie.


 


Nathan m’a déposé dans une petite ville du nom Maryland. Cette ville était pommé au milieu de nulle part et n’avait strictement rien avoir avec le Maryland.


Je suis allé dans ce qui avait l’air d’être un hôtel pour savoir s’ils avaient une chambre de libre. La propriétaire était une femme d’environ cinquante ans, plutôt jolie, elle portait une robe longue toute noire. Elle m’indiqua la chambre n° 8 au deuxième étage. Il n’y avait que deux autres personnes dans l’hôtel. J’ai été surprise qu’elle ne s’étonne pas de voir débarquer une jeune fille de 17 ans dans cette petite ville, toute seule. A vrai dire, ça m’allait très bien comme ça. J’ai rangé mes vêtements dans les placards, je me suis fait coulé un bon bain bien chaud puisque après voir passé trois jours sur la route à dormir dans une voiture et me lavé dans les toilettes des restaurants ce n’était pas du luxe. Je suis ensuite allé me coucher. Je me suis endormi vers trois heure de l’après midi.


Ce fut le sommeil le plus mouvementé que j’ai de toute ma vie. Je voyais Sam se faire renverser par un gros 4*4. Il y avait du sang partout. Le visage de Sam était à peine distinguable. Des lambeaux de chaires cachaient ses magnifiques yeux bleus, sa chevelure blonde avait prise une teinte rougeâtre. Son corps avait l’air de se tordre sous la douleur et l’incompréhension de ne pas savoir pourquoi c’est elle qui était couché là, dans son propre sang. Je m’approchais d’elle, je voulais caresser son visage pour la dernière fois, lui murmurer à l’oreille « je n’oublierais jamais notre secret », mais au moment où mes doigts allaient toucher sa peau meurtrie, son corps se mit à flotter et à s’éloigner de moi. Plus elle était haute dans le ciel et plus je ressentais une douleur dans ma poitrine, comme-ci on était en train de m’arracher quelque chose de la poitrine. Soudain elle disparu dans les nuages et ma poitrine s’écartela sous le craquement sourd des os, mon sang coulait à flot et moi je hurlait de douleur.


Quand j’ouvris enfin les yeux, j’ai réalisé que je hurlais toujours malgré que je sois réveillée. Je n’osais plus fermer les yeux, de peur de revivre ce cauchemar. Je me suis habillé et je suis descendu dans le hall. Il était 20h. la femme en noir m’a dit que je pouvais allé dîner au bar en face de l’hôtel, le seul du village d’ailleurs, et que si je voulais, je trouverais peu être du travail. Elle m’a dit ça avec un air tout à fait naturel, comme-ci c’était normal, qu’une fugueuse de 17 ans veuille trouver du travail dans un bled pommé comme celui-ci. Je l’ai remercié pour ces informations qui m’étaient d’une grande utilité étant donné que je n’avais quasiment plus d’argent sur moi.


J’ai dû me contenter d’un bifteck à moitié cramer et de frites dégoulinant d’huile pour le dîner, mais je n’avais pas à me plaindre, au moins j’avais de quoi dîner. Une fois mon repas terminer, je suis allé voir le gérant pour voir ce qu’il avait à m’offrir comme emploi. Quand je suis entré dans son bureau, j’ai vu un homme, d’environ 35ans, 1m60 et pesant à peu près 80 kilo, si ce n’est plus. La mayonnaise de son hamburger lui coulait sur le côté de la bouche. Il me dévisagea puis m’invita à m’asseoir sur un fauteuil dont les ressort sortaient de partout. J’ai mis une douzaine de seconde avant de trouver une position confortable. L’homme avait eu le temps de finir son dîner et me demanda : « Alors dit moi petite, qu’est-ce qu’une jolie jeune fille comme toi fait dans notre région ? »


- Disons que ce n’est pas vraiment vos affaires, lui répondis-je d’un air agacé.


- Très bien, je crois qu’on est parti sur de mauvaise base. Imaginons que tu viens d’entrer dans ce bureau et que l’on ne s’était jamais parlé auparavant. Bonjour mademoiselle, que puis-je faire pour vous ? 


Le sourire qu’il avait en prononçant cette phrase me glaça le sang, on aurait dit un de ces pervers sexuels qu’on voit parfois aux infos. 


- Je suis venu pour savoir si vous aviez du travail pour moi ?


- Ça se peut bien. Ma serveuse m’a lâché hier, et mon cuistot à quelques difficultés de faire la cuisine et le service en même temps.


- très bien, je commence quand ?


- Demain matin. Sois là à 8h précise.


- A demain, dis-je en me levant. J’ai évité de lui serré la main qui dégoulinait de ketchup et mayonnaise.


Au moment où j’allais quitté le bureau, le cuistot déboula et se me mis à crier sur son patron : «Tu peux m’expliquer ce bordel ? »


- Calme toi carl. Entre dans mon bureau on va en parler tranquillement. A demain... euh je ne connais même pas votre nom.


- Appelez moi Cassy.


- Très bien, à demain Cassy, puis il referma ma porte.


En quittant ce bar miteux j’entendais le cuistot et les proprio s’engueler. Je n’ai pas cherché à savoir pourquoi ils se disputaient, mais je me rends compte maintenant, que la curiosité peut parfois nous éviter de gros ennuis.


 


 


 


 


 


Chapitre 5. Maryland, une ville fantôme


 


Cela fait à peine une semaine que je suis arrivée à Maryland, et pour ça me semble être une éternité. Ici les heures passent avec une lenteur étonnante, il faut dire qu’être servante dans un bar miteux qui tombe en ruine n’attire pas beaucoup la clientèle. Ce village ne compte qu’une cinquantaine d’habitants, on ne voit pas d’enfant courir dans les rues où joué au ballon, ils ont tous étaient envoyé dans des pensionnant dans une plus grande ville. Ça vaut peur être mieux pour eux, ils échappent à la décadence de ce village qu’on croirait tout droit sorti d’un roman de Stephen King. Une seule route traverse cet endroit lugubre, une seule route en goudron noir. Tout le reste n’est que poussière et sécheresse. Sur le bord de cette route, on trouve l’hôtel où je vis, le bar où je travail, un petit commerce et une station d’essence. Pour trouver les maisons, il faut s’éloigner, un peu plus loin dans ce désert. Elles sont toutes serrées les unes contre les autres, leurs façades et les vitres sont recouvertes de poussière comme pour cacher un terrible secret.


Je ne sais pas pourquoi les gens reste attaché à cet endroit, il me fait froid dans le dos, pourtant, je reste. Je pourrais partir, mais trouverais-je un endroit et un travail descends aussi facilement qu’ici ? Ça m’étonnerait. Je reste parce que je n’ai pas d’autre choix, mais ces gens, que garde t-il ? Que protège t-il si farouchement qu’il préfère vivre dans un désert à des milles de toutes civilisation ? Pourquoi rejette t-il les autres ? Ou peut-être est-ce eux qui sont rejetés ? Ça expliquerai pourquoi j’ai presque été accueilli les bras ouverts, ils ont du sentir que j’étais moi aussi rejetée.


Ça fait une semaine que je travail dans le bar, je dois avoué que c’est pas terrible comme boulot. Je bosse de 6h à 22h, du lundi au samedi avec une heure de pause à midi. On ne peut pas dire qu’il y est foule, les seules personnes que je vois sont les habitués, Mr Jekkers, un ancien militaire ; Mme Laury, une vieille dame à moitié sénile qui vient à 9h, elle s’assoit au fond et se met à parler à son défunt mari jusqu’à 20h, puis elle rentre chez elle. Mr et Mme Christopher viennent prendre leur petit déjeuner avant d’aller ouvrir la station service, puis repasse pour leur dîner avant de rentrer. Il y a aussi la femme en noir, qui vient boire un verre de temps en temps. Les gens parlent peu. Les discussions les plus courantes traitent de la politique ou de la vie quotidienne de chacun. Je ne parle à personne et personne ne me parle, et c’est très bien comme ça. Un train-train quotidien s’est installé. J’espérais que quelque chose viendrai casser cette monotonie.


 


 


 


 


 


Chapitre 6. Ma rencontre avec Tom


 


C’étais un mardi, je venais de finir mon service, et en sortant du bar j’ai vu un jeune homme assis sous le porche. Il fumait une cigarette. Je suis resté quelque instant à respirer la fraîcheur de la nuit et au moment où j’allais rentrer à l’hôtel, il s’adressa à moi :


« - Ça fait du bien l’air frais.


-                     Oui, lui dis-je sans même le regarder.


-                     Tu t’appel Cassy c’est ça ?


-                     Oui.


-                     Moi c’est Tom. Ça te dirait un petit tour ?


-                     Pourquoi pas. » je répondis naturellement sans m^me penser aux risques que je courrait à accepter ce genre de proposition.


Pour vous dire la vérité, il aurait pu me faire n’importe quoi, me violé ou me tuer, ça m’étais complètement égale. Tout m’était égale, j’étais vidé de l’intérieur, ma vie n’avait plus d’autre sens que d’aller travailler le matin et rentrer le soir. Je ne pensais ni à mes parents ni à mon frère. C’était comme ci j’étais déconnecter de mon propre corps, de mon esprit.


On est allé dans le cimetière, on s’est assis sur un banc et il proposa un join. J’ai accepté avec le sourire.


-                     on a du te poser la question une centaine de fois, mais qu’est ce qu’une jeune fille comme toi fait ici ?


-                     détrompe toi, tu es le premier. Je ne sais pas moi-même pourquoi je suis là. Je n’avais plus ma place là d’où je viens mais j’ai pas vraiment envie d’en parler.


-                     Pas de problème, me dit-il avec un sourire. Le premier que j’ai vu depuis bien longtemps.


-                     Et toi ? tu dois être la première de moins de 40 ans que je vois depuis une semaine.


-                     Je suis à l’université, à New York. J’ai quelques jours de vacance alors j’en profite pour rentrer voir mes parents.


-                     Tes parents ?


-                     Les Christophers.


-                     Oh !


-                     Tu m’as l’air étonnée.


-                     C’est juste que je n’imagine pas qu’ils aient un enfant. En fait, j’imagine mal les gens d’ici avoir une vie comme les autres.


-                     Comment ça « comme les autres » ? tu crois que parce que les gens sont discrets, qu’ils parlent peu et qu’ils font ce qu’ils doivent faire ce sont des gens « pas normaux » ? il y avait dans son regard une sorte de mépris.


-                     Je ne voulais pas te vexer. Ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire. En fait, ce qui m’a frappé c’est qu’ils n’ont par l’air de vouloir connaître autre chose, ils se sentent bien dans leur monotonie, alors que moi, je ferais tout pour partir.


Au moment où j’ai réalisé ce que je venais de dire, je compris le sourire moqueur de Tom. J’étais devenu comme tous ces gens. Je voulais partir et pourtant je faisais tout pour rester, je ne me posais même pas la question de savoir ce que je voulais. Cet endroit avait un je ne sait quoi qui retenait les gens comme un ément, on s’y sens ni bien ni mal, tous les jours se ressemble, et ça convient à tous le monde. Je pense que c’est parce qu’on sait pertinemment que rien ni personne ne viendra troubler notre existence, nos petite habitudes, qu’on aime tant cette ville. Tom me regardait fixement l’air de dire « tu ne repartira jamais d’ici ». Ça devait être l’effet du join. Je mis ma tête sur l’épaule de Tom, il me caressait doucement les cheveux et me murmura à l’oreille : « rejoins moi à 22h à la station service, et je pimenterais un peu ton existence. ». Puis il se le va et parti. Je suis resté quelque minute à regarder le ciel, puis je décidais de rentrer à mon tour.


Le lendemain matin, quand je suis arrivé au bar à 5h30, le propriétaire me demanda d’aller dans son bureau. Je me retrouvais à nouveau assise sur cette chaise au ressort casser. La pièce s’étais le refermé, la friture et la cigarette. C’était particulièrement désagréable, mais pas autant que ce qui allait suivre.


-                     Cassy, je suis désolé de t’accueillir avec une mauvaise nouvelle, mais comme tu le vois, il n’y a pas beaucoup de client. En dehors des habitués, on n’a pas vraiment de touriste. Je me vois donc dans l’obligation de baisser ton salaire.


-                     C’est une plaisanterie ? je gagne à peine de quoi payer l’hôtel et mes repas.


-                     Il faut que tu comprenne que cette ville ne peut fonctionner sans se bar, mais il peut se passer de toi.


-                     Et combien avez-vous l’intention de me payer ?


-                     Tu gagnais 140 $ par semaine, et je ne peux te payer que 70$ à partir d’aujourd’hui.


-                     70$ ? je dois 20$ par jour à l’hôtel ! comment pensez-vous que je vais m’en sortir ?


-                     on m’a dit que tu pouvais travailler à l’hôtel de 4h à 6h, et de 22h à minuit, pour 5$ de l’heure.


-                     Même si je bosse à l’hôtel, il me restera plus de quoi manger.


-                     Tu pourras prendre ton petit déjeuner et ton dîner au bar. C’est tout ce que je peu faire pour toi.


J’avais le moral à zéro en sortant du bureau. Il me restait 30$, dont 20$ pour ma nuit et 10$ pour manger. Mais demain ?


Ce n’est pas de demain que je devais avoir peur en réalité. Une menace planait au dessus de ma tête. Une menace invisible, mais qui se rapprochait de plus en plus. Bientôt j’allais réaliser que rien ne vaut la chaleur d’une maison où nous attendent nos parents, nos frères et sœurs, même si la vie à la maison n’est pas toujours toute rose.


Ce soir là, j’ai rejoins Tom comme prévu à 22h derrière le bar. Il était à l’heure.


« - Bonsoir.


-                     Bonsoir.


-                     Je ne pensais pas que tu viendrais, en générale les filles se méfient de ce genre de rendez vous.


-                     Je devrais avoir une raison de me méfier ?


-                     Non, dit-il avec le sourire. Tiens ça c’est pour toi, ça te remontera peut être le moral.


Cette nuit là, fut la deuxième fois que je prenais de l’extasie, et ce n’était pas la dernière. Une demi heure après l’avoir pris, j’avais oublié tous mes soucis, j’étais dans les bras de Tom, et je me laissais allé sans penser à demain. Il caressait mes cheveux du bout des doigts, il me murmurait des paroles réconfortantes. Nos regards se sont croisés, une petite lueur brillait au fond de ses yeux où peut être était-ce des larmes qui faisait vaciller une flamme dans ses beaux yeux bleus. Nous nous sommes rapprochés, nos lèvres se sont touchées, et sous le ciel étoilé, nous nous sommes abandonnés au plaisir de nos deux corps enlacés.


 Il n’y avait pas d’amour, mais on ressentait tous les deux ce besoin de se donner l’illusion que le temps d’une nuit on contait réellement pour quelqu’un, qu’il y avait une personne, pas si loin qui avait besoin de nous.


 


 


 


 


 


Chapitre 7. Une nuit inoubliable


   


    Tom était reparti à New York. Notre petite liaison avait été le moment le plus agréable depuis que je suis arrivée à Maryland. Mais maintenant qu’il n’est plus là, les choses commencent à se compliquer.


J’avais accepté le travail à l’hôtel, mais je fus rapidement remplacé par la nièce de la dame en noir qui était revenu du Texas. Elle s’appelait Monica. Je ne sais rien de plus sur elle et honnêtement ça ne m’intéresse pas. A cause d’elle je me retrouve dans une situation délicate. Je ne gagne plus assez pour payer l’hôtel, la dame en noir m’a donné Quatre jours pour trouver une solution sans quoi je devrai trouver un autre endroit où dormir, ce qui risque d’être fortement compliqué, dans une petite ville comme celle là. Les gens n’accueillent pas volontiers des étrangers chez eux, ils ont besoin de préserver leur intimité, leur train train quotidien. Je suis donc allée bosser un demi heure plus tôt pour voir avec le propriétaire du bar, s’il était possible qu’il m’aide à trouver une solution. J’ai frappé timidement à la porte de son bureau, il me fit entré et comme à chaque fois, il avait ce rictus bizarre qui vous glace le sang. Je lui ai donc expliqué mon problème, et il est resté quelque minute à me fixer avec un sourire gêné, le sourire qu’ont les personnes qui veulent vous dire quelque chose mais qui ne savent pas comment vous le dire :


« - J’aurais une proposition à te faire, mais...


-                     Mais quoi ? Au point où j’en suis j’accepterais n’importe quel travail, si ça peut me permettre d’avoir un toit au dessus de la tête. ». Aujourd’hui je regrette amèrement les mots que je venais de prononcer.


-                     Alors voilà. Il y a deux jours, un homme d’affaire qui a fait halte, le temps d’un café dans notre charmante petite ville, m’ a dit qu’avec une aussi jolie jeune fille que toi, je pourrais transformer ce bar en bar de striptease. 


Au début, je croyais qu’il plaisantait, mais plus je regardais son horrible sourire, et plus je me rendais compte de ma situation. Il avait d’hors et déjà décidé de transformer cet endroit en bar e striptease, même avant que je donne ma réponse. Normale, je n’avais pas le choix, et je le savais. J’ai donc accepté en me disant que je ferrais tout pour économiser le plus d’argent possible pour me tirer de là le plus vite possible. Je n’imaginais pas à ce moment là, à quel point ça serait dur.


Les travaux durèrent un moi, la dame en noir m’avait fait un crédit en attendant que je commence mon nouveau travail.


Le jour J, le propriétaire me fis entrer dans son bureau. Il avait l’air très sérieux, trop sérieux et ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille mais je n’ai rien vu venir.


« - Cassy, tu sais que j’ai dépensé des sommes monstres pour refaire mon établissement. Je vais devoir baisser ton salaire en attendant que je touche les bénéfices de mon bar de striptease.


-                     Vous n’êtes pas sérieux ?


-                     Tu gagnera 50$ par semaine plus les pour boire des clients.


-                     Les pours boire des clients ? mais il n’y a même pas de client !


-                     A toi d’être à la hauteur pour les gens viennent.


J’avais tort de croire qu’il n’y aurait personne. Au bout d’une semaine, les hommes des villages voisins s’étaient tous donner rendez-vous de 20h à 23h pour me voir me déhancher autour d’une barre métallique, sur la piste de danse. La première fois j’avais eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout, mais je me suis rendu compte que la salle était plongé dans le noir, je ne voyais pas le regard hideux de ces machos parcourir mon corps. Je suis prête à parier qu’ils sont presque tous marier, ils ont des enfants, une maison avec un jardin et un chien. Se sont des hommes comme nous en rencontrons par centaines tous les jours. Ils ne viennent pas ici parce qu’ils ne sont pas satisfait de ce qu’ils ont chez eux, ils veulent juste casser leurs petites habitudes. C’est pour ça d’ailleurs que je suis convaincu de ne retrouver aucun des hommes de Maryland dans ce bar entre 20h et 23h.


Je débutais mon show à 20h dans un ensemble en cuir rouge. Cet ensemble était composé d’une veste à fermeture éclaire qui s’arrêtai juste au dessous de ma poitrine, une mini jupe qui commençait au niveau de mes hanches pour se terminer un peu plus au dessus du niveau de mes fesses. Je portais une paire de botte en cuir rouge avec un porte-jarretelles et des bas noirs. Pendant la première heure, je me déhanche autour de la barre métallique ou sur le bar même. Ensuite je vais voir les clients qui le demandent, je danse pour eux et je fais mon maximum pour les faire consommer. D’ailleurs j’ai trouvé une technique imparable. Le chantage. S’ils reprennent un verre, ils peuvent me le verser dans le décolleté et lécher. Ça marche à tous les coups. Pour finir, je retourne sur ma piste de danse, et j’entame mon numéro final, le striptease. Je commence par faire glisser lentement la fermeture éclaire de mon haut. Mes hanches bougent au rythme de la musique. Je le fais lentement glisser sur mes épaules, mon soutien gorge noir en dentelle apparaît doucement. Ensuite j’enlève doucement ma jupe pour laisser à mon public le plaisir de découvrir mon string noir, lui aussi en dentelle, et de se fait mes fesses, qui continuent de bouger en fonction de la musique. Je continue de danser ainsi pendant quelque minutes, et lorsque les hurlements des hommes commencent a raisonner dans la salle, j’abandonne mon soutien gorge. Je descends de la piste et je me dirige vers un homme qui me semblait pas mal, je me frotte à lui, je lui demande de m’enlever mes bottes et mes bas. Et enfin, je retourne à ma barre pour enlever le plus lentement possible mon string dans le but de faire languir ces messieurs qui sont venu spécialement pour moi. Je dois avouer que c’est plutôt plaisant d’être l’objet des fantasmes de tant d’hommes.


Un soir, au moment où je rejoignis ma loge, enfin se qui me servais de loge, un homme m’attendait. Il devait faire 1m90, avec des yeux bleus, de cheveux foncé. Il portait un costar.


« - bonsoir Cassy. J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir pris la liberté de t’attendre dans ta loge.


-                     euh non pas du tout. Qu’est ce que je peux faire pour vous ?


-                     et bien, je voulais t’inviter à venir boire un verre dans ma chambre d’hôtel.


-                     Sa serait avec plaisir mais je suis crevée et demain je dois me levé tôt pour venir travailler.


-                     Je ne te retiendrais pas longtemps, c’est promis, juste le temps d’un verre. J’aimerai te connaître un peu mieux.


-                     Vous restez combien de temps ?


-                     Une semaine. Ma voiture est tombée en panne et à la station service, le mécano m’a dit qu’il avait besoin d’une semaine, le temps de recevoir toutes les pièces.


-                     Alors vous ne m’en voudrait pas si je remet notre petit rendez vous à demain ? Je ne travail pas le dimanche, donc je pourrais rester plus longtemps en votre compagnie.


-                     Très bien, je t’attendrais à 22h30 dans la chambre 12. A demain princesse.


Ça ne me ressemble pas d’accepter ce genre de proposition, mais il semblait tellement seul. On pouvait lire dans son regard un sentiment de culpabilité, de tristesse et de solitude. Et puis, un verre n’a jamais fait de mal à personne.


 


Le lendemain, j’avais fini un peu avant alors je suis allé jusqu’à la chambre 12. je voulais frappé à la porte, mais pour une raison inconnue, je n’y suis pas arrivée. J’étais là, devant la porte en bois laqué, à regarder le chiffre 12 en métal couleur bronze accrocher dessus. Il me restait un quart d’heure pour me décider. Je pouvais encore faire demi tour, cependant au fond de moi, je voulais entrer. Je voulais entrer pour connaître la raison de ce regard si douloureux et pour savoir pourquoi un homme aussi beau, classe et sûre de lui, demande à une jeune stripteaseuse d’une ville perdu au fin fond de nul part. pourquoi ne va t-il pas voire un psy ? Pourquoi ne se confit-il pas à son meilleur ami pendant un match de foot ? Ou bien à sa fiancée (il ne portait pas d’alliance) ?


J’ai fini par reprendre mes esprits et me voilà frappant à la porte de la chambre numéro 12.


Il ouvrit la porte avec un grand sourire, il l’ouvrit d’ailleurs avec une telle rapidité, qu’on aurait dit qu’il savait que j’étais derrière la porte et qu’il n’attendait qu’une chose, ouvrir la porte et plonger son regard dans le mien. On s’est assis sur le lit, l’un en face de l’autre. Il me proposa un verre de whisky, verre que j’ai accepté avec grand plaisir. Après la longue semaine que je venais d’avoir, un bon petit verre n’était pas de refus. Une fois nos verres en main, il a commencé à m’interroger sur les raisons que j’avais de rester dans cette ville, et ceux qui m’ont conduit à faire ce travail. Je lui est tout raconter depuis le début, depuis la mort de Samantha, en passant par la relation houleuse que j’avais avec ma mère, le je-m’en-foutisme de mon frère, et l’absence de mon père. Je lui ai parlé des personnes qui m’ont conduite jusqu’ici, et les soucis financier auquel e devais faire face. Il m’écoutait avec une grande attention. Une fois que j’avais fini mon récit, il posa son verre sur la table basse et me prit dans ses bras. On est resté un long moment allongé sur le lit, enlacé. Aucun de nous n’avait prononcé un mot, et je me sentais tellement bien avec lui. Il ne me jugeait pas pour mes décisions. Il tenait sincèrement à me réconforter. Je l’ai regardé dans les yeux et je lui ai demandé de m’embrasser. Ses lèvres chaudes touchèrent les miennes. Je fermais les yeux et j’ai commencé à lui retirer sa veste, à déboutonner sa chemise bleue. Pendant ce temps, il m’a doucement retiré mon tee-shirt des Red Socks. Il passait sa main le long de ma poitrine et de mon ventre. il retira sa chemise, enleva son pantalon et se couche sur moi. Il me regardait droit dans les yeux, il me sourit et m’embrassa. Nous échangeâmes ainsi une série de baiser langoureux, avant que nos deux corps ne fassent plus qu’un. Avant de rencontrer ce gentleman mystérieux, j’avais d »jà eu des rapports avec des hommes, notamment Tom. Et pourtant, il y avait quelque chose de magique ce soir là. Je sentais son souffle coupé sur mon cou et son cœur battait à tout rompre. on avait tous deux l’impression d’être deux ado qui faisaient l’amour pour la première fois, timides et peu sûre de nous. Il n’y avait pas de réels sentiments derrière cet acte, cela importait peu, on était en manque d’affection et de tendresse, on voulait se sentir aimé pour se que l’on était, être unique aux yeux de quelqu’un le temps d’une nuit.


Le lendemain matin, je sentais la douce odeur du café enivrer mon esprit. J’ai savouré ce moment avant d’ouvrir les yeux de peur que ce ne soit qu’un rêve. Lorsque j’ouvris enfin les yeux, c’était comme dans un rêve. Mon bel inconnu m’avait servi le petit déjeuner au lit. Sur le plateau on trouvait des tartines à la confiture de fraises et d’abricot, il y avait deux tasses deux cafés, des fruits et des yaourts, sans oublié une magnifique rose rouge. Nous prîmes donc notre petit déjeuner en tête à tête comme un jeune couple en lune de miel.


J’étais sur le point de partir lorsqu’il me retint par le bras. Il m’embrassa et me glissa quelque chose dans la poche en m’interdisant de regarder avant que je sois dans ma chambre. Je lui souris et je fermis la porte.


 


 


 


 


 


 


Chapitre 8.  La beauté d’une femme n’est pas toujours un atout


 


Une fois dans ma chambre, j’ai glissé ma main pour attraper le fameux bout de papier. A ma plus grande surprise, c’était un billet de 20$. J’ai mis quelque temps pour comprendre, je fis demi tour et je suis allé frapper à la porte de la chambre 12.


« - Tu peux me dire ce que c’est que ça ? lui demandais-je agacée. »


- C’est un billet de 20$, répondit –il avec un grand sourire.


-         Ça j avais remarqué merci. Et tu peux me dire ce que ça faisait dans ma poche de pantalon ?


-                     Ça m’a l’air parfaitement clair. Tu rencontre une jeune stripteaseuse dans un bar pommé, elle te plait, tu l’invite à boire un verre, tu la baise et ensuite lui donne de l’argent comme à une vulgaire prostituée ! je me suis trompé sur toi, je croyais que t’étais quelqu’un de bien, faut croire que non. Alors reprend ton argent et fou moi la paix.


- Je t’en pris laisse moi t’expliquer.


-                     Je ne vois pas quelle raison valable tu pourrais me donner.


-                     Laisse moi au moins une chance.


-                     Dépêche je n’ai pas que ça à faire.


-                     Tu n’es pas une prostituée à mes yeux. Loin de là. Je comprend que tu ai pu mal comprendre mon intention, mais comme tu m’as dit que t’avais des soucis d’argent, je me suis dit que ça pouvais être un bon moyen pour te remercier de la magnifique soirée qu’on passé ensemble. Je voudrais tant savoir comment t’aider, et pour le moment je n’ai pas trouvé mieux.


-         Tu n’as pas pensée que m’emmener loin de ce trou à rat une fois ta voiture réparée, ne serait-ce que jusque dans une autre ville, m’aiderais plus ?


-         Si, je suis allé voir ton patron ce matin pour m’arranger avec lui, mais je n’ai rien pu faire.


-                     Comment ça ? Je ne lui appartiens pas, je pars d’ici quand je veux.


-                     C’est tu es convaincu de ce que tu viens de dire, alors je suis dans le regret de t’annoncer que si. Tu lui appartiens, le contrat que tu as signé en témoigne.


-                     Ce n’est pas possible, le seul contrat que j’ai signé concerne mon travail en tant que serveuse.


-                     Il faut dire qu’il est très doué. Le jour où ta signé ton contrat il en a probablement glissé un autre en dessous, et ta signature s’est imprimé dessus.


-                     Et il y a quoi exactement dans ce deuxième contrat ?


-                     Le contrat stipule que tu dois travailler pour lui le temps de rembourser toutes tes dettes en rapport avec les travaux effectués sur le restaurant, les costumes et les accessoires. Il y e a pour 6000$.


-                     QUOI ? Ce n’est pas possible ! à se rythme là, même dans dix ans j’aurais pas assez pour rembourser ce fils de pute ! et puis c’est totalement illégale ce qu’il a fait ! je pourrais porter plainte.


-                     Tu n’as aucune chance. Une ado fugueuse, qui bosse comme stripteaseuse dans un bar au fin fond du trou du cul du monde n’a aucune chance contre le proprio d’un bar. Et puis ne parlons même pas de ton addiction à la drogue. Je t’ai vu me piquer des calmants dans la salle de bain. Je ne t’ais rien dit parce que je sais qu’il te faut quelque chose pour tenir le coup, mais ça ne t’aidera pas à te casser d’ici, alors que si accepte mon aide, au moins pour le peu de temps que serais là, tu as peu être une chance. Met cet argent de côté, un jour tu finiras par rembourser ce type à force de pour boire. Si je pouvais, je payerais ta dette, mais malgré ce que l’on peut croire, je ne roule pas sur l’or, loin de là.


-                     Je n’aurais pas accepté de toute façon. Je suis désolé de t’avoir mal juger tout à l’heure. Je te remercie pour ce que tu essayes de faire pour moi, mais je crois que c’est sans espoir.


A peine avais-je fini ma phrase que je m’écroulais en larmes sur le lit. Il se coucha à mes côtés. J’étais là, étendu sur le lit, de mes yeux coulaient un flot de larmes brûlantes de haine. J’en voulais à l’homme qui m’avait privé de ma meilleure amie, j’en voulais à mes parents de n’avoir pas su voir à temps que j’étais en danger, et à ce pervers qui avait prévu son coup depuis le premier jour où il m’a vu. Je sais aujourd’hui de quoi lui et le cuistot avaient discuter le jour de mon arrivé. Ils avaient tous planifié y compris l’excuse de baisse de mon salaire qui m’obligerait à dire oui à tout si je voulais vivre. Et lui, il était là, à mes côtés à me caresser les cheveux pour me soulager le plus possible.


Il m’a fallu deux bonnes heures pour réussir à me calmer. Mes yeux me brumaient atrocement. Quand j’ai quitté mon bel inconnu, j’avais l’impression que le monde entier venait de s’écrouler. Certes j’avais 20$ sur les 6000$ que je dois au proprio du bar, mais je dois vous avouez que c’est franchement pas rassurant. En arrivant dans ma chambre je me suis couché sur mon lit et j’ai retourné la situation des milliers de fois dans ma tête. J’ai cru entre voire plusieurs solutions. Je pouvais m’enfuir tout simplement, mais dans ce cas c’est moi qui serais en tord étant donner que j’ai « soit disant » signé un contrat. En plus je dois déjà avoir la police à mes trousses. Mes parents ont du les prévenir le soir même où j’ai fugué. C’est là où j’ai eu une autre idée. Pourquoi ne pas me servir de ça pour me sortir de là ? Une fois qu’ils m’auront retrouvé, mes parents trouveraient bien un moyen pour arranger les choses. Et puis je me suis rendu compte que ça serait injuste. C’est moi qui suis partie, c’est moi qui me suis mise dans cette situation, a